Le folklore est la mémoire du sang de chaque peuple

L’histoire du folklore en Azerbaïdjan remonte aux périodes de premières habitations humaines. Dans ce sens, l’Azerbaïdjan est un pays riche en folklore.

C’est le folklore riche et profond qui se trouve à l'origine de notre littérature. Aujourd’hui, dans le folklore, dans la littérature classique et moderne on peut trouver des éléments de la conception mythologique et littéraire.

L’une des caractéristiques du folklore azerbaïdjanais est d’avoir des traits communs avec le folklore des autres peuples turcs. La correspondance entre certains textes folkloriques des peuples turcs montre que ces exemples se sont créés dans la même aire ethnique et géographique.

Le folklore azerbaïdjanais est riche en genres. Les contes et les épopées, les proverbes et les dictons qui sont les expressions de la sagesse populaire ont fortement influencé le folklore et la littérature du peuple azerbaïdjanais et des peuples voisins. Les poèmes lyriques (les bayatis) reflètent les différents aspects de la vie populaire et quotidienne.

Selon le savant, le docteur ès lettres, le professeur Gazanfar Pachayev, l’épopée « Le Livre de Dede Korkut » est une source de notre littérature orale et écrite. Cette épopée a influencé la littérature de tous les peuples turcophones. Elle est un monument littéraire qui nous réunit. « Auparavant, les épopées n’étaient pas très diffusées en Turquie, mais en 1912-1915, les épopées azerbaïdjanaises ont été publiées et diffusées en Turquie. L'épopée « Koroglu » appartient non seulement à la littérature azerbaïdjanaise, mais aussi à la littérature du Turkménistan, de la Turquie et des autes peuples turcs. Le bayati occupe une place particulière dans la littérature des Turcs, des Turkmènes Iraq, des Gagaouzes et des autres peuples turcophones.

Le folklore se crée dans la langue. Les peuples turcophones ont une langue commune - le turc. Et notre folklore est basé sur cette langue ».

Selon M. Pashayev, au cours des dernières périodes, le folklore azerbaïdjanais connaît un grand développement. « Nous avons créé l'Institut de folklore qui n'a pas d’analogue dans le monde. L'Institut recueille, publie et étudie tous les genres du folklore. A la fin du XXe siècle, on crée l’Unıon des achiks. Nous avons des programmes tels que le medjlis d’Achik Peri, les émissions consacrées à l’oeuvre des achiks.

Le peuple et son folklore existent parallèlement. Le folklore est la mémoire du sang de chaque peuple. Il protège le peuple et assure son intégrité. Malheureusement, la tradition folklotique disparaît lentement. Parce qu’en général, les achiks diffusaient les épopées au sein du peuple. De nos jours, les achiks ne font que jouer du saz ».

 

                                                                                                        Sevindj Fedaï

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